Comment Sailoé a multiplié par 2,5 son trafic organique en moins de 2 mois après sa refonte
Un loueur et vendeur de catamarans dont le trafic venait d'articles de voyage et non de ses pages de vente, refait de fond en comble sans perdre une adresse, et dont les demandes de devis en direct ont progressé de 70 % dès le premier mois plein.
- de clics organiques sur 28 jours
- x2,5de clics organiques sur 28 jours
- de position moyenne
- 15,3 → 10,4de position moyenne
- de clics sur un an, à saison égale
- +32 %de clics sur un an, à saison égale
Six mois, du 1er mars au 2 septembre 2026, nouveau site en ligne le 13 juillet · relevé le 2 septembre 2026 · rédigé par Baptiste Lacroix
Voir le site de SailoéCe que ça a rapporté à Sailoé
Premier mois plein du nouveau site : 70 % de demandes directes en plus, chacune sans la commission d'agence.
- demandes de devis en août
- 52demandes de devis en aoûtcomptées dans le formulaire du site, contre environ 30 par mois avant
- de demandes directes
- +70 %de demandes directesaoût 2026 contre la moyenne mensuelle avant la refonte
- de commission conservée par réservation directe
- 800 à 1 000 €de commission conservée par réservation directesur une semaine à 5 300 €, tarif publié, commission d'agence de 15 à 20 %
La courbe dans la Search Console de Sailoé

Le contexte
Sailoé loue des catamarans, avec ou sans équipage, depuis cinq bases, aux Seychelles, en Guadeloupe, en Corse, en Bretagne et en Polynésie, et vend des catamarans Lagoon neufs et d'occasion comme distributeur exclusif en Bretagne et en Corse. Vingt ans de métier, une flotte entretenue par ses propres équipes, et un ticket de plusieurs milliers d'euros la semaine.
Le site avait de l'audience, mais pas la bonne. Les trois quarts des visites arrivaient sur des articles de voyage, une île de Sardaigne, un spot de plongée, une randonnée, et presque aucune sur les pages qui vendent : moins de dix clics en trois mois sur l'ensemble des pages d'achat. Sur « location catamaran », la page d'accueil se classait au-delà de la vingtième place.
La cause était structurelle. Le site était hébergé chez un prestataire qui n'ouvrait pas l'accès au code : impossible de corriger les balises de langue cassées sur plus de 1 400 pages, les 167 descriptions manquantes, les gabarits dupliqués ou la mise en page qui sautait au chargement. Et le maillage envoyait les visiteurs des pages de vente vers des articles déjà supprimés.
Le modèle économique poussait dans le même sens. Huit réservations sur dix passaient par des agences qui prélèvent 15 à 20 % de commission. Chaque demande reçue en direct par le site vaut donc plus qu'une réservation : elle vaut aussi la commission qu'elle évite. L'objectif fixé avec l'équipe tenait en trois mots : plus de direct.
La stratégie
Premier chantier, refaire le site. Sans accès au code, aucune des corrections prioritaires n'était possible. Le nouveau site a été construit sur un socle ouvert, sur un hébergement dont l'entreprise est propriétaire, avec un back-office où l'équipe modifie chaque texte, chaque photo et chaque fiche bateau sans intervention extérieure. La mise en ligne a eu lieu le 13 juillet 2026, en pleine saison, parce que chaque semaine d'attente était une semaine de recherches perdues.
Deuxième chantier, ne rien perdre. Les mille adresses de l'ancien site qui recevaient des clics et les 192 sites qui pointaient vers lui ont été cartographiés un par un, et 805 règles de redirection écrites puis testées jusqu'à leur page d'arrivée : pas seulement « la redirection existe », mais « la page d'arrivée répond ». Cette vérification a rattrapé 737 clics par an qui seraient tombés sur des pages vides, dont une liste d'avitaillement téléchargée 400 fois dans l'année.
Troisième chantier, les pages qui vendent. Chaque page de destination, d'achat neuf et d'occasion a été réécrite sur une recherche et une seule, avec un titre et une description rédigés pour le clic. La vente d'occasion a été repositionnée sur l'expertise du distributeur plutôt que sur une recherche générique tenue par des places de marché. Les 190 fiches bateau ont reçu un titre qui dit le modèle, la formule et la destination, là où elles ne portaient que le prénom du bateau.
Quatrième chantier, garder ce qui marchait. Les 31 articles qui rapportaient du trafic ont été repris, réécrits et reliés aux pages de vente qu'ils doivent alimenter, en français et en anglais. Le blog a été rangé en trois catégories au lieu d'une cinquantaine d'adresses éparses. Et le formulaire de devis a été refait pour distinguer un projet de location d'un projet d'achat, et pour enregistrer chaque demande avec sa date, sa destination ou son modèle.
Les résultats obtenus
Sur les 28 jours du 6 août au 2 septembre 2026, le site a reçu 3 113 clics organiques contre 1 245 sur les 28 jours précédant la refonte, et 167 000 impressions contre 58 500. La position moyenne est passée de 15,3 à 10,4.
| Avant, 15 juin au 12 juillet | Après, 6 août au 2 septembre | |
|---|---|---|
| Clics organiques | 1 245 | 3 113 |
| Impressions | 58 500 | 167 400 |
| Position moyenne | 15,3 | 10,4 |
La comparaison avec l'été précédent écarte l'effet de saison : sur la même fenêtre en 2025, le site faisait 2 359 clics pour une position moyenne de 26. Un an plus tard, à saison égale, il fait 32 % de clics de plus et a gagné quinze places de moyenne.
Sur les six mois affichés, 11 200 clics et 565 000 impressions. La courbe est plate jusqu'à la mi-juillet, autour de 45 clics par jour, puis monte sans redescendre jusqu'à 110 à 130 clics par jour fin août. Une refonte qui ne perd pas une adresse ne connaît pas le creux habituel des bascules.
Ce que ça représente pour l'entreprise
En août 2026, premier mois plein du nouveau site, 52 demandes de devis ont été enregistrées par le formulaire, contre une trentaine par mois auparavant. Sept semaines après la mise en ligne, le site produit 70 % de demandes directes en plus, et elles sont qualifiées : chaque demande précise la destination et les dates, ou le modèle et l'état pour un achat.
- 52 demandes de devis en direct sur le mois d'août, contre environ 30 par mois avant la refonte.
- Une réservation directe à 5 300 euros la semaine, le tarif médian de la base des Seychelles publié sur le site, conserve 800 à 1 000 euros qui seraient partis en commission d'agence.
- Un site dont l'entreprise est propriétaire, hébergement compris, et qu'elle fait vivre seule : fiches bateau, photos et textes se modifient sans prestataire.
Rapporté aux tarifs publiés sur le site, de 2 900 à 5 300 euros la semaine selon la base, et à la commission de 15 à 20 % qu'une agence retient, les 22 demandes mensuelles supplémentaires représentent, si une sur cinq se confirme, de l'ordre de 20 000 euros de réservations directes par mois et de 3 000 à 4 000 euros de commissions conservées. Ordre de grandeur calculé sur les tarifs publiés ; ce qui est mesuré, ce sont les demandes.
Les prestations mobilisées chez Sailoé
Le détail de ce que recouvre chacune de ces prestations, et ce qu'elle donnerait sur votre site.
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